Les vacances illimitées sont de plus en plus populaires dans les entreprises nord-américaines. On s’imagine que cette réalité n’est possible qu’à Silicon Valley, mais le nombre d’entreprises québécoises qui l’adoptent ne cesse d’augmenter.

Bien que certaines compagnies la perçoivent comme un casse-tête administratif, au contraire, l’objectif de cette politique est de simplifier la gestion des vacances et de responsabiliser les employés.

 

Les questions fréquemment posées

 

  • Est-ce qu’il y a des abus?
  • Est-ce que les employés sont trop gênés pour demander des vacances et n’en prennent pas assez?
  • Comment calculer l’indemnisation de 4% d’un employé qui quitte l’entreprise?
  • Est-ce que toutes les absences sont payées?
  • Est-ce plus rentable de payer le temps supplémentaire?

C’est vrai, il peut y avoir des abus. Toutefois, en établissant des règles claires (énoncées dans la section « L’implantation »), vous pouvez limiter les excès.

Il peut arriver que les employés habitués au mode de vacances traditionnel aient peur de demander trop de vacances. C’est alors au gestionnaire de conscientiser les membres de son équipe à prendre régulièrement des jours de congé.

Lors du contrat d’embauche, il est important de s’entendre sur un nombre de semaines de vacances offertes par année qui sera remis monétairement en cas de départ.

Oui, toutes les absences sont payées. Il faut seulement verser le salaire de l’employé de façon régulière, sans tenir compte des moments où il est en vacances.

Le risque avec les heures supplémentaires payées, c’est que les gens travaillent plus en accomplissant moins. Ils veulent obtenir plus d’argent, mais s’épuisent en cours de route. Cela coûte généralement beaucoup plus cher à votre entreprise que des vacances illimitées.

 

L’implantation

 

Établir des règles

Il faut établir quelques règles de base pour éviter que vos employés partent tous en même temps à n’importe quel moment de l’année. L’idéal, c’est que les vacances demandées ne nuisent pas au projet, à l’équipe et au client de l’employé.

Si ces conditions sont respectées, son gestionnaire peut approuver ou refuser sa demande. En ayant des règles ainsi qu’un « droit de veto » du manager, vous vous assurez de limiter les abus.

Même dans le mode de vacances traditionnelles, ces conditions doivent être respectées pour partir en congé.

Inciter les gens à prendre des vacances

Les gestionnaires doivent s’assurer que les membres de leur équipe prennent le temps de se reposer.

Pour valider si vos employés ont besoin de quelques jours de congé, le plus simple est de noter toutes les vacances au même endroit. Garder l’historique dans Excel ou sur un calendrier papier risque de vous causer des maux de tête.

L’idéal est d’utiliser un SIRH (système d’information ressources humaines) comme CangarooRH. Puisqu’il est connecté aux feuilles de temps et aux dossiers des employés, on y retrouve tout l’historique des vacances.

Gérer l’indemnisation lors du départ

Avec vos amis de la comptabilité, établissez un pourcentage de vacances rémunérées annuellement pour le contrat d’embauche.

Prenons 4% en exemple. 4% = 2 semaines payées par année.

Si l’employé s’absente plus de 2 semaines dans l’année et décide de quitter, il n’aura pas droit à l’indemnisation de 4%. Qu’il ait pris 2, 4 ou 6 semaines, le résultat est le même.

Si l’employé s’absente moins de 2 semaines, il aura une indemnisation selon le nombre de jours où il n’était pas présent :

  • 1 semaine en congé = 1 semaine payée
  • 0 semaine en congé = 2 semaines payées

 

Les avantages

 

Diminuer le travail administratif

Lorsque vous utilisez le mode traditionnel de vacances, vous devez calculer le total des journées travaillées pour connaître le nombre de jours d’absence accumulés.

Dans le cas des vacances illimitées, l’attente, c’est terminé! Les employés peuvent partir en congé, qu’ils soient en poste depuis 1 mois ou 4 ans. C’est un excellent argument de recrutement lorsque vous faites des embauches lors de la saison estivale.

En somme, l’employé reçoit la même paie tout au long de l’année, sans que ses vacances aient un impact sur son salaire.

Augmenter la productivité

Offrir des vacances illimitées permet de réduire le stress lié au décompte des jours d’absence. Combien de fois entendez-vous des employés répéter : « J’ai déjà pris trop de jours de congé, je devrai rentrer au bureau même si je suis malade ».

Résultat : il performe moins et il contamine ses collègues, diminuant ainsi la productivité de plusieurs membres de l’équipe.

À moins qu’elles soient bien contrôlées, payer les heures supplémentaires incite les employés à pousser les limites de leur santé. Quand l’employé n’est pas rémunéré pour ses heures supplémentaires, il respecte davantage son horaire de 35h ou 40h par semaine.

 

Je recommande à toutes les entreprises qui sont ouvertes au changement d’essayer cette nouvelle méthode. Les vacances illimitées éliminent aussi le concept de journées de maladies, permettant à vos employés de s’absenter sans contraintes lorsqu’ils en ont vraiment besoin.

Elle est bénéfique autant pour vos employés que pour votre marque à l’externe : vos employés se sentiront responsabilisés et vos candidats seront attirés par cet avantage concurrentiel.